31 mai 2007

Sado, boulot, maso.

Notre nouveau Président a raison, normal il est président, le boulot ce n’est pas en feignassant sous la couette que tu risques de le trouver. Non non non. Mais la volonté seule ne suffit pas, il faut aussi savoir dénicher la bonne offre d’emploi.

Les rosbifs d’outre manche, l’exemple à suivre en matière d’emploi pour notre vénéré patronnât et ses acolytes politiques, viennent encore de nous confirmer qu’ils sont les maîtres incontestés de l’éradication du chômage. En Angleterre, à Norwich, l’ANPE locale a affiché une offre de travail proposant de devenir dominatrice dans un établissement pour masochiste.

« Gagnez 100 livres (150 euro) en vous habillant de cuir et en donnant des coups de pieds à des adeptes de sado masochisme qui adorent se faire piétiner » dit cette offre qui précise qu’une formation sera assurée. « Mes clients sont des gens ordinaires qui adorent se faire marcher dessus et être couverts d’injures » explique Gerry James le propriétaire du club de torture. 150 euro pour bastonner et injurier un gus qui en redemande, il n’y a que les british pour fournir ce genre de job, tu m’étonnes que leur chômage baisse.

Parce que je connais quelques caissières de grandes surfaces, qui, au lieu de passer une journée de boulot à se faire insulter par le client irascible, troqueraient volontiers leurs uniformes pour la panoplie en cuir. Et là pas besoin de formation, oh que non. En moins de temps qu’il n’en faut à Sarkozy pour échanger sa tenue de président en celle de joggeur, les soumises de chez Leclerc, Auchan ou Casino se transformeront en furies pour cravacher ou flageller les adeptes de la fessée et de l’orgasme enchaîné, le tout pour moins de 150 euro. Là au moins pas de risque de délocalisation.

De même que certains crânes rasés avec croix gammées en décalcomanies bien visibles, qui défoncent gaiement à coups de rangers et gratuitement. D’accord, ils ne taquinent uniquement que le crâne bronzé, mais avec quelques stages de perfectionnement et une centaine d’euro comme motivation, je suis persuadé qu’ils pourraient s’adapter à n’importe quels types d’individus. Que de débouchés pour les recalés du service d’ordre du FN.

Comme quoi, quand l’offre rencontre la demande et le service son client, le travail est la portée de tous et transforme une corvée harassante en plaisir ludique.

Quant à moi, comme j’ai eu une journée de merde et que la nuit ne suffira pas à calmer mes petits nerfs tout en pelotes, demain matin à la première heure, tu vas voir comme je vais prendre l’Eurostar en quatrième vitesse et filer à Norwich.. Et ceux qui veulent se faire piétiner, défoncer ou injurier, je te promet qu’ils en auront pour leur pognon. Je vais exploser le marché du travail en Europe à faire regretter le plombier polonais, roumain ou bulgare.

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27 mai 2007

Car Wash

Pendant que Juppé, notre nouveau écolo en herbe, s’esquinte à reboucher le trou de la couche d’ozone, à l’autre bout de la planète on profite pleinement des bienfaits du réchauffement climatique.

En Australie, dans la région de Brisbane, la sécheresse est t-elle que des restrictions d’eau ont été mises en place. Interdiction d’arroser les pelouses, de remplir les piscines et de laver sa voiture. Désormais pour bichonner leurs 4x4 les particuliers devront se rendre dans des centres agrées.

Et ç’est là que le génie humain prend toute sa valeur. Car si les ressources de l’espèce humaine sont immenses pour détruire ce qui nous sert de bien commun, elles n’en sont pas moins grandes pour profiter au maximum du désastre qu’elles ont occasionné.

Le gérant d’un club de strip-tease s’est dit que ma fois, trouver une occupation à Crocodile Dundee pendant qu’il faisait laver sa bagnole devrait bien rapporter quelques dollars. Et voila comment Warren Armstrong a eu l’idée de construire un centre de lavage où les voitures sont nettoyées par des femmes aux miches à l’air. Comme quoi, certains, quand ils se mettent à réfléchir, ils ne le font pas pour rien.

D’un autre côté, faut tout de même reconnaître que faire astiquer sa voiture par la poitrine dénudée d’une blonde en string est plus excitant que de la passer dans les rouleaux des stations classiques. Et s’il n’est pas avare, Crocodile Dundee pourra, avec quelques dollars de plus, demander à la belle australienne d’enlever le bas. De quoi faire dresser le levier de vitesse de n’importe quel cherokee. Jetée aux orties la peau de chamois, place à la zézette australienne soigneusement rasée pour lustrer les chromes des pare-chocs.

Et comme chez Total au bout de dix lavages un cadeau surprise ? Ouais, enfin chez Warren, pas le genre de la maison à te refiler le verre à moutarde avec Cendrillon, non non, on connaît ce qui fait plaisir au conducteur et la manière de le chouchouter. Allez je te laisse deviner. En tout cas l’australien du coin n’aura plus d’excuses pour rouler dans une bagnole crade.

Nicolas Hulot nous raconte des conneries. Avec un peu d’imagination, le réchauffement climatique ce n’est pas forcément négatif, d’accord, peut être pour quelques kangourous déshydratés, mais que valent les petits tracas de ces mammifères sauteurs devant un une belle paire de miches et un beau petit cul. Tiens, en voila de l’énergie renouvelable !

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23 mai 2007

La pute et le goupillon

Après Paul Wolfowitz, le très scrupuleux président de la banque mondiale, dont les rigueurs budgétaires d’épicier planétaire sont inversement proportionnelles à celles déployées pour récompenser sa maîtresse, c’est au tour d’un autre tartuffe, Randall J. Tobias, de se faire prendre les doigts dans le pot de confiture, ou plutôt les doigts dans les fesses d’une prostitué.

C’est vraiment une manie pour ces puritains, ces maniaques de l’ordre biblique qui s’endorment une main sur la bible l’autre sur le crucifix, de se retrouver pris à goûter sous la couette ce qu’ils condamnent en public. En gros on se tripote la bite tout en culpabilisant et en condamnant ceux qu’y pensent. Randall J. Tobias est ou plutôt était Secrétaire d’Etat adjoint et patron de l’agence américaine chargée du développement international USAID. Pour faire simple, une organisation en charge de lutter contre le sida et la prostitution.

Mais si l’esprit constipé du très puritain Tobias prônait l’abstinence comme moyen de lutte contre le sida, il n’en allait pas de même pour l’appétit de sa bite. C’est qu’une quéquette reste une quéquette, ouais, ouais même celle d’un bigot US, quand il lui prend l’envie de s’amuser, t’as beau lui lire un passage de la bible ou réciter le théorème de Pythagore à l’infini, plus question de l’arrêter, tout ce qu’elle veut c’est un paire de miche ou un petit cul pour s’y glisser.

Alors quand le nom du Secrétaire d’Etat s’est retrouvé sur une liste d’une agence de call-girls de la capitale fédérale, il y a eu tempête dans les bénitiers et grognements dans les presbytères. Bon, Tobias a eu beau reconnaître sa faute, se justifier par le fait qu’il ne s’agissait que de quelques massages, se faire tatouer le Pater Noster sur sa bite, dans l’administration du révérend Bush on ne plaisante avec le sexe. Non, même pour une petite branlette de rien du tout on démissionne. Au pays de Mickey, son goupillon on le laisse dans son pantalon, on ne le confie pas à n’importe quelles mains furent-elles celles d’une experte.

C’est un peu comme si De Villiers s’était fait piqué au bois de Boulogne en train de se faire pratiquer une petite gâterie par un travesti musulman.

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20 mai 2007

Amour gloire et beauté

Que du bonheur ! Même pas trois jours qu’il a pris possession de sa nouvelle demeure notre nouveau président nous enchante. Après une réunion familiale à faire rougir un célèbre palais princier perché sur un rocher de la côte d’Azur, une descente sur les champs élysées, quelques déposes de gerbes aux hasards du parcours, puis hop, pour terminer, un coup de Falcon pour partager une choucroute avec Angela Merkel et tout ça dans la même journée.

Et le lendemain rebelote. A peine nommé le nouveau premier ministre fait son entrée à l’Elysée en polo short et baskets pour se taper un footing avec son ami de président. Si ça c’est pas du changement. C’est pas Raffarin qui serait arrivé au conseil des ministres en jogging. Avec Sarkozy adieu tête de veau, rillettes et blanquettes, maintenant arrive le tour du jus d’orange, coca, céréales et barres énergétiques. Là le changement c’est pour le cuistot de l’Elysée, il va enfin être peinard.

Entre temps un aller retour chez Airbus pour une petite réunion syndicale, non non, pas en footing, en Falcon, ce n’est tout de même pas Sipderman 3 faut pas déconner.

Pendant ce temps là Cécilia était au vieux fort Brégançon pour aérer un peu et donner un coup d’aspirateur dans l’attente de l’arrivée de son président de mari. Ce pauvre fort qui a vu déambuler De Gaule, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac va devenir le nouveau St. Trop. C’est que l’arrivée de Sarkozy déclenche une hystérie collective pire qu’une apparition de Jude Law, le peuple veut le toucher, lui réclame une imposition des mains, un paralytique remarcher, un aveugle retrouver la vue, un socialiste un fauteuil de ministre, un journaliste un poste de conseiller, le président du PSG une équipe de foot, la mère Michel retrouver son chat, non non, là je m’emporte.

Et allez que je t’en remets un nouveau footing. Il n’arrête pas de courir. Avec tout ces joggings ce n’est plus un gouvernement mais un centre d’entraînement pour marathoniens. Bernard Thibault et la CGT savent déjà ce qui les attend. Enfiler un marcel un short et zou le tour du bois de Boulogne, le dernier arrivé perd son service minimum dans les services publics, le premier gagne un pack complet des régimes spéciaux des retraites.

Pas un jour ne passe sans qu’il nous trouve quelques nouveautés. Roselyne Bachelot ministre des sports, il fallait oser. Tailleur fluo et carré Hermes ils vont pas en revenir au CIO. On sait maintenant pourquoi Manaudou s’est tirée en Italie. Cela fait même pas une semaine qu’il est président et ça remue tellement que j’en ai la tête qui tourne. A ce rythme le JT de 20 h va se transformer en Spin City, Friends ou Desperate house wife et PPD en Jerry Seinfeld.

Bon, d’un autre côté on a un peu laissé tomber le côté Liberté, Egalité, Fraternité au profit d’Amour Gloire et Beauté. Quand on nous disait qu’il y aurait du changement.

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17 mai 2007

Paillettes, champagne et vomi.

Ca y est, nous y voilà enfin. Le tapis rouge a été sorti du pressing, on a bien vérifié qu’il était toujours aussi rouge, on a compté et recompté les marches, des fois qu’il en manque une, mais bon, leur nombre n’a pas varié depuis l’année précédente. Ah, à la télé ils ont bien précisé qu’il y avait toujours 24 marches, c’est que ça doit être important alors cette histoire de marches. Ouf, me voilà soulagé. On a ressorti de la malle au trésor la même robe de princesse qui va tenter de nous ânonner l’ouverture du festival de Cannes, ah si si, je t’assure ils ont une robe qui parle, c’est sans doute cela qui fait la magie de Cannes.

C’est l’événement de l’année. La preuve la présence de Denisot. C’est le déplacement de Denisot qui fait l’importance de l’événement ou le contraire, je ne sais plus.

Donc, nous sommes partis pour la quinzaine annuelle du cinéma. Enfin le cinéma, lui, est accessoire, tout le monde s’en tape. Parce que pour le bon peuple de Match, Voici ou Gala, le cinéma se limite à des chefs d’œuvre comme « Brice de Nice », au génie d’un Michael Youn ou à la spiritualité d’un Christian Clavier. Il n’est pas venu pour se farcir des films incompréhensibles. Non non, les badauds, agglutinés, compressés, compactés, écrasés, sont là uniquement pour vérifier que les stars qui les font rêver toute l’année sur le papier glacé de leurs journaux favoris sont bien réelles, ne sont pas des illusions.

Même le directeur du festival le reconnaît. Ce qui d’abord fait rêver les gens, c’est les mannequins, les stars et les paillettes. Champagne, petits fours et homards pour les stars, hamburgers, pizzas et coca pour le badaud. On vient sur la croisette pour admirer le défilé de la futilité et regarder le superficiel se donner en spectacle. Les films ce n’est pas suffisant.

Des films que de toute façon personne ne comprend, ni n’ira voir, réservés à une élite de pseudos critiques qui viendra t’expliquer le choc émotionnel qu’il vient de recevoir en voyant les scènes magnifiques du film d’un jeune réalisateur de l’Ouzbékistan. Ou encore nous vanter les images d’une beauté incomparable d’un jeune afghan, représentant en espadrilles, et qui va tenter de séduire la veuve d’un taliban en lui racontant l’histoire extraordinaire du voyage d’un ver de terre perdu dans une pomme.

Cannes c’est aussi l’occasion une fois par an, d’assister sur la croisette au défilé des stars venues présenter leur dernier lifting. Catherine Deneuve, Sharon Stone, Emmanuelle Beart et consoeurs ne sont pas là pour promouvoir un film mais l’habileté et la science de leur chirurgien plasticien. Et toujours les mêmes grandes questions existentielles qui agitent les journalistes comme la couleur du costard de Georges Clooney, verra-t-on cette année encore un bout de nichon de Sophie Marceau, Bruce Willis sera-t-il bien au rendez vous, on ne sait jamais, un attentat, une attaque surprise, une guerre soudaine, un bouchon de champagne qui en sautant ferait un peu trop de bruit, enfin si jamais il faut sauver le monde peut on compter sur lui.

Quant aux femmes de chambres du Martinez ou du Carlton elles pleurent à l’avance des dégâts qu’occasionnent les abus et les prises de risques de nos stars favorites. Le vomi, même celui des stars, reste toujours du vomi.

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