04 octobre 2006

Le rap de la matraque

Le bleu marine est vraiment la couleur tendance dans nos cités. Surtout quand il est casqué et  botté et qu’il préfère les coups de bélier à la sonnette pour se faire annoncer. Après leur tournée triomphale aux Tarterets (une trentaine d’interpellations pour au final seulement 5 mises en examen) c’est au tour des Mureaux d’avoir eu la chance d’être réveillés par le son des bottes des sosies de Bruce Willis.

Une centaine de bleus marines, équipés comme un commando de la CIA pour une opération dans les montagnes d’Afghanistan, a investi la cité des Mureaux. Une vingtaine par appartements et zou, en avant la musique de la matraque. C’est que dans la police on aime ça la musique, surtout les percussions, une vraie leçon de rap donnée à la racaille.

Meubles fracassés, vêtements balancés, aliments jetés à terre, un dangereux bambin de 2 ans et un terroriste trisomique de 6 ans braqués dans leur lit, matelas retourné (des fois que le bronzé serait assez con au point de dormir sous le matelas) voilà le repas du ramadan se retrouvant quelque peu perturbé par l’intrusion des représentants de la loi version Sarkozy.   

Et que cherchaient ils nos valeureux anges gardiens de l’ordre public ? Le fils caché de Mesrine, des narcos trafiquants, de dangereux terroristes barbus, un gang de pédophiles nécrophages ? Le congrès de la mafia russe se tenait-il dans la cité, une réunion d’Al Qaida  était prévue dans le quartier ? Non non, pas du tout, juste cinq jeunes auteurs présumés d’échauffourées avec la police. En langage décodé cela donne, cinq jeunes qui commençaient à se lasser grave du bleu marine. Bilan de l’opération commando : une arrestation. Ouf, on est passé prêt de la bavure d’être rentré bredouille de la chasse.

Une centaine de flics pour arrêter un gamin ? Enfin, comme le ridicule ne tue plus depuis longtemps (même dans la police), la prochaine fois pour toute une bande faudra faire appel aux services d’une brigade de chars Leclerc et à quelques mirages 2000, le tout conduit par Doc Gynéco !

Allez, dans sa maison de retraite le commissaire Broussard doit doucement rigoler dans sa barbe en reprenant deux fois des Petits Suisses.

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Commentaires

    QUELQUES TEXTES POUR DÉMYSTIFIER UNE CRAPULE NOMMÉE MESRINE

    QUELQUES TEXTES POUR DÉMYSTIFIER UNE CRAPULE NOMMÉE MESRINE

    1 - MESRINE, SIMPLE TUEUR

    Jacques Mesrine ne fut qu'un minable parmi les minables. Un assassin sordide aux allures usurpées de Robin des Bois... La presse, ainsi qu'une certaine opinion publique, ont fait de ce tueur un héros. Pourquoi avoir porté au pinacle ce faux Mandrin ? Mesrine ne fut qu'un opportuniste sans envergure qui a su profiter d'une aubaine (la couverture médiatique) pour se faire un nom dans la vilenie.

    Cessons de trouver des aspects flatteurs à ce personnage glauque, de lui fabriquer une légende qu'il ne mérite pas. J'insiste : Mesrine n'était qu'un misérable tueur, une basse fripouille. Par exemple il s'est fort courageusement attaqué à une gamine à coup de bombe lacrymogène. Il a également commis des actes de barbarie sur la personne d'un journaliste dans une champignonnière abandonnée. Il a abattu sans état d'âme deux garde-chasses au Canada entre autres abjections. Méthodes typiques des rats d'égouts.

    Sordide.

    Quelle noblesse d'âme pour celui que l'on a osé comparer à un seigneur ! Heureusement, le lion chauve est mort, à défaut de s'être repenti. Paix à son âme, mais que l'on ne revoie pas de sitôt un tel fauve. Espérons également que la presse cessera de faire la part belle dans ses colonnes à ce genre d'individu absolument pas recommandable. Tremblez, vous les parias, vous les assassins, vous les cyniques qui avez du sang sur les mains ! Le fer justicier saura se rappeler à votre souvenir et retentir terriblement, soit sur cette Terre, soit dans votre enfer. Vous n'échapperez pas à la colère de la Civilisation. Tout se paie un jour ou l'autre, que ce soit ici ou dans l'au-delà. Entendez-vous déjà gronder le tonnerre de la Justice ? Les assassinés, les innocents, les "ramasseurs de balles perdues" ne vous ont pas oubliés. Riez bien aujourd'hui, demain vous grincerez des dents.

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    2 - AU NOM DE LA VERTU

    N'est-il pas méprisable de glorifier sans honte assassinats, violence, banditisme ? Ils sont à plaindre, ceux qui acclament des gens tels que Mesrine ! Quels sont vos idéaux, vous les admirateurs d'assassins ?

    Qu'apportez-vous aux autres de constructif, de beau, de positif à travers votre fascination pour l'engeance ? Quel avantage trouvez-vous à patauger dans cette fange abjecte ? Réveillez-vous ! Petits décérébrés persuadés d'être des justiciers, des beaux esprits, des rebelles à la société sous prétexte que vous chantez les exploits funestes de Mesrine, à travers moi la Vertu vous défie !

    Je suis allé volontairement chercher l'excrément sur le NET afin d'y extraire les larves humaines qui s'y vautrent. Je veux les sortir de leur fange. Pas mes affaires pensez-vous ? La dignité est l'affaire de tout honnête homme. Vous ne vous gênez pas pour clamer votre admiration pour Mesrine jusqu'à fonder des sites à sa gloire ! N'est-ce pas vil ?

    Je me gêne pas pour défendre la cause qui m'est chère.

    J'expose sans complexe ni concession mes opinions estimables. Puisque vous ne semblez pas avoir de discernement, vous les admirateurs d'assassins, je suis là pour vous signifier que votre cause est parfaitement indigne. Promouvoir les pires vices de l'humain sur le NET à travers une coupable complaisance dénote de surcroît un certain cynisme, une réelle absence de décence. Cette volonté éhontée de diffuser publiquement les plus vils instincts de cette brebis galeuse nommée Mesrine relève de natures particulièrement perverses.

    Vous mes détracteurs, sachez que j'ose sans condition ni crainte prôner la pureté, donner des leçons, faire la morale. Je n'impose rien, j'exerce simplement mon inaliénable liberté d'exprimer ce que je crois digne d'être exprimé par ma bouche. Vous ne vous gênez pas de votre côté pour clamer et revendiquer vos vices à travers cette incroyable indulgence que vous éprouvez envers Mesrine. Moi je m'enorgueillis de porter haut la vertu, de dénoncer la dépravation, le crime, la bassesse. De plus, eu égard au nom que je porte, j'ai la prétention de représenter la gent angélique. Je ne suis pas contre la libre expression, loin de là. Je suis simplement contre la promotion et l'exercice du vice, de la vilenie, de la violence que vous défendez à travers l'éloge de cet assassin que fut Mesrine.

    Qui je suis pour juger devez-vous vous demander ? Un redresseur de tort, un moralisateur, un incitateur à la vertu, une personne hautement recommandable.

    Il est par ailleurs amusant de constater que ce sont précisément les dégénérés de votre espèce qui ont tendance à considérer les personnes saines comme anormales...

    Mes chers détracteurs, je vous laisse patauger en paix dans les eaux troubles que vous semblez tant affectionner, puisque je suppose que vous devez tenir chèrement à votre liberté de dépravés.

    Nul ne m'interdira de promouvoir la vertu, la pureté, l'élévation des consciences.

    Maintenant répondez-moi si vous êtes encore des hommes.

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    3 - (VOICI POUR CLORE LE SUJET UNE REPONSE FAITE A UN DE MES DETRACTEURS)

    La cause que vous défendez étant fangeuse, je vous adresse par conséquent mes salutations mesrinesques : deux balles dans le corps. Signe de ralliement des dégénérés de votre espèce. Ironie à laquelle vous serez sensible j'espère...

    Pour être plus sérieux, libre à vous d'encenser les assassins. Je n'interdis nullement la liberté d'expression, même et surtout chez mes détracteurs. Cependant l'offense faite aux victimes de ce tueur est réelle, sachez-le. Allez donc adresser votre admiration déplacée pour Mesrine aux familles des victimes de cet assassin si vous en avez le courage. Au bord des tombes où viennent pleurer familles et amis, aller fanfaronner sous leur nez, eux qui, femmes, parents, enfants, proches, se recueillent, meurtris dans leur âme d'avoir perdu un être cher... Auriez-vous ce courage déplacé, cette indécence ? Imaginez qu'un membre de votre famille soit tombé sous les balles d'un Mesrine, deviendriez-vous acharné défenseur des tueurs ? Vous êtes en train d'insulter les victimes qui elles ne peuvent plus défendre. Quel courage, quelle originalité !

    Quel est donc ce monde que vous défendez, où vous aimeriez que l'on encense les assassins d'innocents ? Mesrine ne fut qu'un minable tueur (minable comme tous les tueurs, par définition), qui est mort comme il vécut : par le fer. Il n'y a aucun héroïsme à tuer ses semblables, d'autant moins que ce tueur n'avait que des desseins crapuleux. Mesrine est mort comme une crapule qu'il fut, victime consentante des risques de son métier de tueur.

    Allez vous faire enseigner des valeurs plus saines au lieu de gesticuler stérilement sans argumenter autrement qu'avec de stériles moqueries qui ne font guère avancer le débat. Réactions primaires dignes des pires Ubu de ce monde...

    Raphaël Zacharie de Izarra
    2, Escalier de la Grande Poterne
    72000 Le Mans
    Tél : 02 43 80 42 98
    raphael.de-izarra@wanadoo.fr

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    (Réponses faites à propos des réactions provoquées par les trois textes ci-dessus.)

    Les insultes diverses émises par mes détracteurs ne font que les rabaisser.

    Admirateurs de MESRINE, si vous cherchez l’estime de votre prochain, vous les révoltés à l’orthographe douteuse, à la syntaxe hasardeuse, je vous informe que la méthode employée est fort maladroite. En outre certaines menaces reçues sont lâches puisque venant de courageux héros parfaitement anonymes. ..

    Moi j’ai le courage d’affronter de face mes adversaires. Je ne pratique guère la violence. Je suis un homme, un vrai. Adoptez avec moi un esprit plus chevaleresque, vous monterez dans mon estime chers détracteurs. Vous portez trop de violence en vous. Vous êtes apparemment dangereux pour vous-mêmes et les autres. J’espère me tromper sur ce point. Je présage que votre vie sera ponctuée de heurts regrettables si vous adoptez cette attitude peu constructive. C’est dommage que vous perdiez votre jeune énergie pour des sottises pareilles. Mesrine ne vaut vraiment pas la peine que vous vous consacriez à sa cause. C’est aux fruits que l’on reconnaît l’arbre. Les oeuvres de Mesrine se résument surtout à des cadavres. Ce sont ces menus détails qu’on lui reproche, essentiellement... Juste quelques cadavres. Je sais, c’est bien peu de choses pour de belles âmes comme les vôtres, éprises de justice... Quelques vies humaines que l’on vole, c’est peu de chose pour vous. Excusez-moi de vous déranger avec ça chers détracteurs... Je parle de Vertu, oui. La Vertu, c’est le respect de la vie, pardonnez-moi si je me permets d’apprécier les gens honnêtes qui préfèrent gagner leur vie honnêtement, courageusement au lieu de voler et tuer lâchement pour mener une vie de grand luxe... C’est vrai, les assassins ont des goûts de stars de cinéma. Excusez-moi encore de vouloir défendre la cause des honnêtes gens qui pensent que le travail, l’effort et la sobriété valent mieux que le vol, l’assassinat, la vie de débauches...

    Je vous souhaite de prendre conscience de votre actuelle misère, de votre violence verbale afin que vous grandissiez et que vous trouviez enfin votre place au soleil dans cette société que vous rejetez.

    Certains propos que j'ai reçus suffisent à vous envoyer dans un Tribunal correctionnel. En avez-vous au moins conscience ? Je ne crois pas que vous en ayez conscience. Remerciez le sort d’être tombé sur moi. D’autres moins miséricordieux que moi auraient intenté un procès à votre encontre pour différentes raisons fort valables. Certains propos émis ici sont inadmissibles. Est-ce que leurs auteurs en ont seulement conscience ? Ont-ils conscience également que je fais le choix de la pitié et préfère ne pas porter plainte contre eux, et ce afin de les aider ? Pour ne pas les enfoncer dans la boue où ils pataugent déjà... Mon dessein est d’élever mes détracteurs, non de les rabaisser. Moi je respecte mes adversaires, je ne les insulte pas, ne les menace pas.

    Prenez conscience de tout ça. Vous êtes tous libres d’agir selon vos normes anti-sociales. Mais n’allez pas vous plaindre ensuite de ne récolter que de l’ivraie.

    Raphaël Zacharie de Izarra

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    Monsieur,

    Votre violence verbale dénote un réel problème en vous que vous devriez chercher à régler avant que cela ne vous mène en de fâcheuses situations. Les gens qui se plaignent de se retrouver en prison ne voient jamais les raisons qui les ont mis dans une telle impasse. Avant de critiquer systématiquement le monde, ne pensez-vous pas qu'il serait plus judicieux de se remettre soi-même en question ?

    La violence que visiblement vous portez en vous ne saurait répondre aux problèmes du monde, au contraire cela ne fait qu'ajouter du venin au venin. Trop de haine vous aveugle en ce moment. Vous réagissez en taureau. On vous met un chiffon rouge sous le nez, et sottement vous foncez. La réponse aux problèmes du monde n'est jamais dans la violence, d'où qu'elle vienne.

    Quoi que vous pensiez, votre manque de correction linguistique donne une piètre image de ce que vous incarnez. Vous êtes certes libre d'arborer une telle attitude, mais vous devez en assumer les conséquences. Il est trop facile de se plaindre de n'être pas considéré avec dignité quand on fait tout pour être considéré avec indignité, exactement comme vous êtes en train de faire avec moi.

    Vous êtes libre je ne le conteste pas. Totalement libre. La liberté implique aussi que l'on récolte ce que l'on sème. L'insulte ne mène qu'au mépris. Elle est source de tensions, de malentendus, source d'incompréhension mutuelle. Vous voulez une société meilleure ? Nul besoin de prendre les armes. Faites comme moi, commencez par respecter votre semblable. C'est aussi simple que ça.

    Libre à vous d'insulter votre prochain. Mais ne venez pas vous plaindre de vous retrouver isolé, rejeté ensuite. De même celui qui fait un casse dans une banque, qu'il ne s'étonne pas de se retrouver en prison. Vous vous désolez de la mort de votre cher Mesrine ? Au cas où vous ne le sauriez pas, apprenez que la mort fait partie des risques du "métier" quand on a choisi d'être un paria de la société. Vous voulez suivre les pas de Mesrine ? Fort bien. Mais le jour où vous vous retrouverez derrière les barreaux, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même, rien qu'à vous-même et à personne d'autre. Chacun est responsable de sa destinée. Personne n'a d'excuse. Nous sommes tous libres, responsables de nos actes. Grandissez, mûrissez, faites l'effort de comprendre au lieu de foncer bêtement comme un buffle fou sous prétexte que votre interlocuteur pense avec ses neurones et non avec ses poings.

    Commencez par respecter vos interlocuteurs. Ensuite ça commencera peut-être à aller mieux dans votre vie.

    Raphaël Zacharie de Izarra

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    Si mes arguments inspirés par la sagesse, la droiture et le sens de la justice et du bien public ne vous touchent pas, je ne peux rien pour vous. Chacun est libre et responsable de son destin. Chacun avec son libre-arbitre récolte les fruits de ses actes, bons ou mauvais. Nul ne doit interdire à autrui de penser comme il l'entend. Je ne vous interdis pas de penser en des termes aussi vils, ineptes, bas et lâches, laissez-moi la liberté de penser avec hauteur, noblesse et dignité. J'interdis seulement à autrui de tuer, voler ou blesser son semblable, quel qu'il soit. Le reste, c'est une affaire entre vous et votre conscience.

    Je vous joins trois textes contre l'idolâtrie faite envers Mesrine, en rappel. En espérant vous mettre un peu plus de plomb dans la tête et que vous vous fassiez moins de cinéma à propos des tueurs.

    Raphaël Zacharie de Izarra

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    (DEUX AUTRES TEXTES POUR FAIRE VALOIR L'HONNÊTETÉ, LA VERTU, LE BIEN COMMUN)

    - Texte 1 -

    (Réponse saine à mes détracteurs à propos de Mesrine.)

    Cette société est effectivement bien malade...

    Prôner la vertu, l'honnêteté, la non-violence, le respect d'autrui comme je le fais, c'est passer pour un réactionnaire fasciste, un salaud, une vermine aux yeux de ceux qui se disent défendre des causes supérieures... Soutenir les bandits, bénir le crime crapuleux, cautionner le vol, applaudir l'assassinat comme le font sans aucune honte mes détracteurs, je veux parler de ces lâches admirateurs de Mesrine, pour eux c'est une attitude parfaitement honorable...

    Je préfère cent fois l'honnête, l'humble ouvrier qui patiemment, courageusement travaille pour nourrir sa famille et se construire une vie simple et honorable au bandit mégalomane et sans scrupule comme Mesrine qui n'hésitait pas à voler, tuer, enlever et séquestrer des gens pour se constituer une petite fortune personnelle (qui sera dépensée dans des oeuvres plus ou moins mafieuses) et se construire une noire renommée, tout cela sans nulle considération pour ses victimes. La valeur morale d'un ouvrier honnête et travailleur est bien plus estimable et précieuse que celle d'une crapule de l'envergure de Mesrine qui avait du sang sur les mains, des morts sur la conscience et s'en vantait ! Si tous les révoltés devaient tuer leur prochain, la terre serait déjà dépeuplée !

    Quand on fait le choix de devenir une crapule, on doit accepter le risque de se faire descendre comme un chien par la police dont le rôle est de protéger les honnêtes citoyens et non pas de les exposer aux actes criminels des êtres malfaisants tels que Mesrine. Je ne dis pas que c'est bien d'abattre légalement des gens, qu'ils soient des crapules ou des saints, je dis que celui qui choisi de devenir un bandit doit aussi accepter les conséquences funestes de son choix. Celui qui ne veut pas être abattu par la police n'a qu'a pas commencer par tuer des gens. Le rôle de la police n'est pas de déballer un tapis rouge sous les pieds de Mesrine mais de le pourchasser, de le mettre hors d'état de nuire. La police est faite pour ça et non pour glorifier le crime, le vice, la malhonnêteté. Par rapport à ses actes, Mesrine ne devait tout de même pas s'attendre à être traité comme Mère Térésa. Que reprochent donc les défenseurs de Mesrine à la police ? Je préfère encore qu'un assassin tel que Mesrine soit assassiné, même lâchement, plutôt que de voir dix policiers se faire "courageusement" assassiner par ce même assassin nommé Mesrine. Les policiers dont le métier, je le rappelle, est de protéger les citoyens contre les assassins et non pas de leur fournir des armes et des munitions... Quitte à faire des morts, autant n'en faire qu'un seul et que ce mort soit pas un innocent. C'est la moindre des choses que se soit le coupable qui tombe et non pas ceux qui tentent de le mettre hors d'état de nuire.

    Je m'adresse à tous ceux qui ne cessent de me répéter que si Mesrine était vivant je n'aurais jamais osé dire ces vérités... Moi je leur réponds en toutes lettres et noir sur blanc que je ne suis pas de l'engeance des lâches, des minables, des tièdes que la force brutale intimide.

    Commencer par accepter la loi inique des bandits, c'est déjà se faire complice de leurs méfaits.

    J'aurais aimé prouver à tous mes détracteurs sans panache qu'aucun malfaisant ne me fait peur. Mesrine n'avait aucun courage, il a révélé son vrai visage lorsqu'il s'est acharné de manière lâche, sordide sur un homme sans défense dans une grotte (allusion à l'agression de Jaques Tillier). Je puis cracher à la face des gens comme Mesrine : je n'ai rien à craindre de ces chiens féroces, ayant pour moi la probité, la vérité, la vertu, un sincère désir de droiture, une mentalité humaniste de progrès commun, de justice pour le bien-être de tous, et non pas une morale de profiteur, de bandit égoïste plein de mépris pour le bien et la vie d'autrui.

    En effet, Mesrine m'aurait probablement descendu si j'avais écrit ça de son vivant. Ce qui prouve bien que nous avions affaire non pas à un "Robin des Bois" moderne comme certains le pensent encore, ni même à une espèce de chevalier plein d'élévation comme beaucoup de ses admirateurs le prétendent aujourd'hui, mais bel et bien à la dernière des crapules. Les méthodes qu'il employait pour s'enrichir (vol, enlèvements, assassinats, braquages, violence) sont bien des méthodes éhontées, des oeuvres parfaitement crapuleuses et non pas des actes beaux et justes accomplis par un héros à la poursuite d'une noble quête... Mesrine a remis en question les QHS, soit. Mais au départ qui ne veut pas se retrouver dans les QHS doit d'abord ne pas à commencer par tuer des gens. Cela me semble d'une logique implacable. Ce qui ne signifie pas que je cautionne les QHS pour autant.

    Je serais peut-être mort du vivant de Mesrine pour avoir écrit tout ceci, soit. Ainsi Mesrine pratiquait le chantage, la censure, la violence contre ceux avec qui il n'était pas d'accord. Jolie morale ! Belle leçon de tolérance, de grandeur d'âme ! Ne sont-ce pas là précisément des méthodes de dictateurs, de mafieux, de barbares ?

    Je serais mort donc si Mesrine était encore vivant, à entendre leurs admirateurs anonymes qui me taxent de lâche (je rappelle à ces loyaux et courageux détracteurs que toutes mes coordonnées sont au bas de mes messages anti-Mesrine)...

    Mort certes, mais intègre. Mort mais libre d'avoir dit la VÉRITÉ. Une victime qui se fait tuer par un bandit comme Mesrine parce qu'elle ose dire ce qu'elle pense de ce dernier ne signifie pas qu'elle est dans l'erreur... De même, le fait qu'un porteur d'arme tue une personne qui prétend défendre la vertu ne donne pas pour autant raison au tueur. Mesrine en tuant ses adversaires ou détracteurs ne faisait que faire taire sa conscience. Le fait de faire taire un détracteur en le tuant purement et simplement ne fait pas que la vérité est du côté de celui qui tient l'arme et que la victime est dans l'erreur, loin de là Dieu merci ! Cette logique simpliste et sinistre, qui se nomme la loi du plus fort, est le fait d'êtres primaires, de profiteurs, d'opportunistes sans la moindre hauteur d'âme. C'est d'ailleurs la loi des bandits de l'envergure de Mesrine que de promouvoir la force brutale, bête et méchante. Elle pourrait se résumer en cette phrase : "J'ai raison car je tiens une arme, j'ai raison car je n'hésite pas à prendre la vie de mon prochain, j'ai raison car on tremble devant mon gros calibre."

    Mesrine réglait ses comptes à coup de révolver. Pensez-vous que c'est pour cela qu'il avait raison ?

    Les gens comme Mesrine ne sont motivés que par l'argent, la facilité, le mal. Pas la moindre once de noblesse dans leur oeuvres. Mesrine n'avait que la force pour lui. Rien d'autre que la stupide, l'inique, injuste force. Moi j'ai la Vertu. Le fait de descendre un être qui dénonce le crime ne rend pas le tueur meilleur que sa victime, contrairement à ce que tous mes détracteurs prétendent. La chose est tellement évidente qu'elle ne devrait même pas se discuter.

    Or il se trouve encore des âmes primaires, bestiales, des gens pleins de bassesse, des êtres sans intelligence, des esprit privés de lumière pour promouvoir haut et fort le crime, le meurtre, le chaos, la violence, les sentiments anti-sociaux les plus archaïques, les actes les plus brutaux, et tout cela au nom de la JUSTICE ! Drôle de justice qu'ils défendent ici... Leur justice à eux... Laquelle justice se résume à ces quelques coups de hache morales en guise de réflexion : "C'est bien de tuer, de voler, de ridiculiser la police quand on s'appelle Mesrine. Il avait raison de se révolter contre la société en employant le crime, la violence, le vol ! "

    (Sauf que dans cette affaire entre l'ordre public et le crime, c'est la police qui a eu le dernier mot.)

    Mesrine avait certes le droit et même le devoir de se révolter contre certaines injustices de la société Mais avait-t-il le droit d'employer le crime, la violence, le vol crapuleux, l'assassinat pour défendre sa cause ?

    Certes non.

    Il a utilisé les moyens les plus méprisables, les moins honorables pour manifester sa rébellion sociale quand d'autres beaucoup plus courageux, plus respectueux de leurs prochains et de l'humanité en général renoncent à ces bassesses et préfèrent choisir le dialogue constructif à la violence, la lutte politique, intellectuelle, morale au meurtre sanglant.

    Mesrine a fait le choix du meurtre, ce qui par conséquent fait de lui un être infâme.

    Le reste n'est que vaines et coupables tentatives d'ennoblissement d'un être foncièrement malfaisant : à classer sans suite pour le bien de l'humanité.

    Raphaël Zacharie de Izarra
    raphael.de-izarra@wanadoo.fr
    2, Escalier de la Grande Poterne
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    - Texte 2 -

    (Une autre réponse plus personnelle faite à un détracteur m'ayant envoyé un mail.)

    Monsieur,

    C'est moi qui devrais vous remercier car votre article publié sur LE MAGUE m'a inspiré ces quelques paragraphes supplémentaires que j'ai pu ajouter à mes textes argumentés concernant cette sotte admiration que certains portent à l'assassin MESRINE.

    Le fait que votre famille soit amie avec la famille de MESRINE n'entre absolument pas en ligne de compte dans cette affaire. Je n'ai rien contre la famille de MESRINE. Je ne m'en prends qu'à l'individu Jacques MESRINE, non à ses cousins, voisins ou camarades de classe.... Je ne vois aucun rapport entre le fait que votre famille soit amie avec la famille de Jacques MESRINE et le sujet de mes textes concernant Jacques MESRINE. Que vos deux familles soient liées n'atténue en rien la gravité des actes criminels commis par Jacques MESRINE. Vous avez parfaitement le droit d'avoir les amis que vous voulez, cela ne me dérange pas. Il n'est pas déshonorant d'avoir pour amis Jacques MESRINE ou sa famille. Ce qui est déshonorant c'est de prendre le prétexte de cette amitié pour trouver des circonstances atténuantes aux actes criminels de Jacques MESRINE.

    Il me semble que lorsque quelqu'un prend le chemin du crime, le rôle de l'ami ou de la famille qui n'est pas de lui trouver des excuses, de le protéger dans ses crimes ou de l'inciter à poursuivre dans cette voie mais au contraire de l'en dissuader.

    Le fait que votre famille soit amie de la famille de Jacques MESRINE ne vous autorise pas à amoindrir la gravité des crimes commis par Jacques MESRINE ni à défendre ou justifier ses actes criminels, car alors nous serions dans une approche et un traitement parfaitement arbitraires de la question criminelle. Ce qui fait la grandeur, l'équité de la justice, c'est qu'elle est théoriquement impartiale.

    Ceci étant dit, mon rôle en tant que défenseur des valeurs humanistes n'est pas d'encenser MESRINE, vous l'aurez compris. Aussi les reproches que l'on me fait sont-ils parfaitement déplacés, hors contexte, de même que les reproches faits aux policiers ayant abattu MESRINE. Leur rôle à eux en tant que remparts légaux (et courageux) du crime n'était pas d'apporter chaque matin le café de MESRINE sur un plateau dans son appartement du XVIIIème arrondissement, que je sache...

    Je n'ai par ailleurs jamais prétendu que tuer un être humain, quel qu'il soit, était bien. Ni de l'enfermer dans un QHS.

    Cela dit, je suis persuadé que si MESRINE avait pu abattre la dizaine de policiers qui lui avaient tendu le piège mortel à Porte de Clignancourt, il n'aurait pas hésité. Il l'avait d'ailleurs bien fait comprendre. Il avait même tout prévu pour mettre à exécution cet odieux carnage.

    Si je suis la logique des admirateurs de MESRINE, il aurait été préférable qu'il tuât la dizaine de policier lors de ce guet-apens avant de s'enfuir victorieusement pour pouvoir continuer à perpétrer des années durant ses braquages, ses meurtres, ses enlèvements...

    Belle mentalité de leur part !

    Je n'ai jamais été fasciné par les assassins, les tueurs qu'ils soient crapuleux ou politiques. Le fait de tuer son prochain , à mon sens, n'est pas une preuve de courage. C'est plutôt une preuve de non respect de la vie d'autrui.

    Personne n'a le droit d'assassiner son semblable, vous avez bien raison de le dire. En ce cas, pourquoi Jacques MESRINE se permettait-il de décider que tel ou tel mourrait sous ses balles ? Que tel autre ne méritait pas de continuer à vivre sous prétexte qu'il voulait l'empêcher, lui le "grand Mesrine", d'encaisser un argent mal acquis ? Pourquoi a-t-il froidement abattu deux gardes-chasse canadiens qui avaient une famille eux aussi, des enfants, une histoire personnelle, un avenir devant eux ? Les deux gardes-chasse n'avaient donc pas le droit de continuer à vivre à ses yeux ? Il les a abattu pour gagner quelques années de liberté. S'il avait respecté la vie humaine, comme toute personne saine il aurait préféré se rendre plutôt que de se rendre coupable de deux nouveaux meurtres. Visiblement ce genre de cas ne conscience ne semblait pas l'empêcher de dormir...

    Vous dites que vous ne voulez pas qu'on salisse sa mémoire... Je ne fais que dire la VÉRITÉ. Je n'injurie pas, je ne diffame pas, je ne fais rien qui soit injuste, bien au contraire : je combats la malfaisance, défends l'honnêteté, le respect d'autrui. Vivant ou mort, MESRINE ne devait pas s'attendre à récolter des fleurs de la part de ses ennemis, ceux qui sont attachés aux valeurs morales opposées aux siennes. Je n'ai pas l'impression de salir sa mémoire en faisant le procès du crime, mais de réagir de manière saine par rapport à sa carrière criminelle. Je ne m'attaque ni au père, ni à l'enfant, ni à l'ami, ni à l'époux qu'il fut, juste au bandit. Je ne m'intéresse qu'à ses "oeuvres sociales" et non familiales ou amicales. Mesrine ayant commis des crimes par rapport à la société, il est normal qu'en tant que membre de cette société à laquelle il s'est attaqué je réagisse en conséquence.

    Aussi ne me demandez pas d'encenser celui qui se distingua par la terreur, l'injustice, la crapulerie, le meurtre. Mon rôle n'est pas là, je le répète.

    Que ses crimes lui soient pardonnés et paix à son âme, certes. Je ne souhaite pas le malheur des gens, même des bandits, mais leur repentir puis leur réhabilitation dans la société des hommes.

    Le banditisme n'est pas pour moi un idéal de vie. Pas plus que l'injustice sociale institutionnelle d'ailleurs. Je vous répète que je ne reproche pas à MESRINE d'avoir osé se révolter contre la société, je lui reproche d'avoir fait le choix du banditisme, de la violence, du meurtre crapuleux pour servir ses desseins.

    Raphaël Zacharie de Izarra
    raphael.de-izarra@wanadoo.fr
    2, Escalier de la Grande Poterne
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    Posté par Raphaël Zacharie, 21 janvier 2007 à 21:51

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